Les risques naturels (2012)

 

  Corse-du-Sud Haute-Corse Région
  Nombre de communes soumises au risque
Inondations  52  236 288
Feux de forêt  124  236  360
Mouvements de terrain  9  3 12
Avalanches  0  1 1

 

La Corse est principalement concernée par les inondations à caractère torrentiel, les incendies de forêt et les mouvements de terrains. En outre, des risques littoraux d’érosion et de submersion marine sont identifiés sur la plaine orientale et en quelques points en fond de baie du littoral rocheux, notamment sur la façade occidentale.

 


Les autres risques sont moins prioritaires sur le territoire corse car plus rares bien que non négligeables, comme les séismes ou les avalanches, ou plus ponctuels comme le risque de retrait et de gonflement des argiles et les risques liés aux cavités souterraines.
À ces risques s’ajoutent les risques liés à la géologie du sol : radioactivité et amiante environnementale.

Les communes de Corse soumises aux risques naturels majeurs sont recensées au travers des DDRM, dossiers départementaux des risques naturels majeurs.

Le DDRM de Corse-du-Sud a été actualisé en fin d’année 2011. Il dénombre six principaux types de risques naturels : inondation, séisme, mouvement de terrain, avalanche, feu de forêt et tempête. À ces risques s’ajoutent les risques de submersion marine et érosion littorale, de radioactivité et d’amiante environnementale.
Le DDRM de la Haute-Corse est en cours d’actualisation.

L’information du citoyen est assurée via les sites internet nationaux : portail interministériel de prévention des risques majeurs, site prim.net, via la diffusion des DDRM par les sites Internet des préfectures de département, et par les communes.
Pour ces dernières il faut noter le faible nombre de documents d’informations communale sur les risques majeurs (DICRIM) existants.

Selon l’article L 125-2 du code de l’Environnement, c’est aux maires que revient, in fine, la responsabilité de mettre en œuvre tout une série d’actions d’information de leurs administrés sur les mesures de prévention, de protection, d’alerte et de sauvegarde répondant aux risques majeurs susceptibles d’affecter leur territoire.

 

Le risque d’inondation

De par son climat méditerranéen et ses caractéristiques géomorphologiques, la Corse est soumise, notamment à l’occasion des fortes pluviométries du printemps et de l’automne, à des risques d’inondation notables.

Ces inondations sont souvent localisées mais parfois très intenses (jusqu’à plusieurs dizaines de m3/s/km2 en crue centennale). Elles sont dues soit à des débordements de cours d’eau (crues torrentielles ou lentes de plaines), soit à un ruissellement important. Le risque d’inondation est souvent amplifié par la hausse du niveau de la mer due à une dépression, à des vents violents et à une forte mer qui empêche ou ralentit au droit des embouchures le rejet des eaux pluviales par les cours d’eaux littoraux.

Vers une meilleure connaissance du risque inondation

Par la finalisation des derniers PPR en cours et par l’actualisation de l’atlas des zones inondables.

À ce jour, une trentaine de bassins prioritaires de risques, regroupant une centaine de communes, a été retenue comme devant faire l’objet d’une étude dans le cadre du programme de cartographie réglementaire (Plan de prévention du risque inondation). Ces bassins définis comme prioritaires en 1994 sont maintenant quasiment tous soumis à un PPRI approuvé couvrant une centaine de commune en Corse.

Par la création d’une cellule de vigilance et par l’amélioration du dispositif de prévision.

La mise en place d’une cellule de vigilance (ou de veille) crues sur la région est en cours de préparation selon le scénario suivant : la cellule maître d’ouvrage serait localisée au SPC Méditerranée Sud-est (Météo France DIR-SE) et travaillerait en lien étroit avec l’unité hydrométrie de la DREAL Corse, chargée des tâches de terrain. Ce dispositif doit permettre d’anticiper la survenue éventuelle d’un événement sur les rivières suivies et d’informer à large échelle en produisant pour la Corse une carte Vigicrues selon les mêmes principes que celles du continent.

Un outil au service des territoires : le PAPI

Les programmes d’actions de prévention contre les inondations (PAPI), lancés en 2002, ont pour objet de promouvoir une gestion intégrée des risques d’inondation en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l’environnement. Outil de contractualisation entre l’État et les collectivités, le dispositif PAPI permet la mise en œuvre d’une politique globale, pensée à l’échelle du bassin de risque.

La commission mixte inondation a labellisé en fin d’année 2011 le premier programme d’action de prévention des inondations en Corse qui concerne la ville d’Ajaccio.

Le cadre global de la prévention : la directive « Inondation »

La directive européenne « Inondation » (DI), transposée par la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (« Grenelle 2 »), constitue le cadre global de l’action de prévention des risques d’inondation. Elle incite à une vision stratégique du risque, en mettant en balance l’objectif de réduction des conséquences dommageables des inondations et les mesures nécessaires pour les atteindre.

La DREAL Corse, avec l’intervention des DDTM, met en œuvre cette directive européenne sur l’évaluation de la gestion des risques d’inondation. Cette démarche s’étale sur plusieurs années et intègre de nombreuses étapes.
La première étape, l’évaluation préliminaire des risques d’inondation (EPRI), a été réalisée au cours de l’année 2011 et arrêtée le 22 décembre 2011 par le préfet de Corse.

Le but de cette évaluation est de fournir un maximum d’éléments qui ont permis de sélectionner trois territoires à risque d’inondation important (TRI) en concertation avec les acteurs locaux. Une cartographie fine des risques sur les TRI sera ensuite réalisée pour décembre 2013 et sera mise à jour en 2019.
Finalement, en cohérence avec les lois n° 2009- 967 du 3 août 2009 de programmation relatives à la mise en œuvre du « Grenelle de l’environnement » et n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, lois dites « Grenelle 1 et 2 », un plan de gestion des risques d’inondation (PGRI) sera mis en place à l’échelle de tout le bassin Corse en décembre 2015 (mis à jour en 2021) concernant les TRI identifiés au préalable.

À l’échelle de chaque district hydrographique, une gouvernance technique de bassin a été instaurée.

Pour le bassin de Corse, un comité technique inondation de bassin (CTIB) a été créé en réunissant les services techniques de différents collèges :

  • les collectivités territoriales et leurs groupements compétents en matière d’urbanisme et d’aménagement de l’espace;
  • le comité de bassin;
  • la Collectivité territoriale de Corse.

Il est attendu de cette gouvernance de bassin de contribuer à la mise en œuvre des différentes composantes de la directive « Inondation » sur le bassin, à savoir :

  • l’évaluation préliminaire des risques d’inondations (EPRI) déjà réalisée;
  • la sélection des territoires à risques d’inondations important (TRI) déjà réalisée;
  • la cartographie des surfaces inondables et des risques d’inondations sur ces territoires;
  • l’élaboration du plan de gestion du risque inondation (PGRI).

 

Inondations urbaine à Ajaccio en avril 2008

 

 

La submersion marine et l’érosion littorale

Le littoral de la Corse, constitué par plus de 1 000 km de côtes, peut être séparé en deux grands types :

  • le littoral sableux oriental, quasi rectiligne entre Bastia et Solenzara ;
  • un littoral rocheux sur le reste du pourtour de la Corse, à falaises abruptes sur certains secteurs (falaises calcaires de Bonifacio et falaises de la réserve naturelle de Scandola et du Golfe de Porto), entrecoupé de plages sableuses ou à galets.

Les risques d’érosion et de submersion font partie des thèmes abordés dans le cadre de la gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Le principe de la GIZC est d’associer des acteurs multiples autour d’un projet commun dans le but de partager un diagnostic sur la situation d’un territoire, puis de définir de manière concertée les objectifs à atteindre et, enfin, de conduire les actions nécessaires.

La submersion marine

Restaurant de plage exposé à l'érosion côtière à Aleria,

sur la côte orientale, en 2007

Depuis la tempête Xynthia, la prévention du risque de submersion marine est devenu l’une des priorités de l’État. Des plans de prévention des risques littoraux (PPRL) ont été prescrits sur les façades maritimes du pays. En Corse, la prise en compte de ce risque est assez récente et les données disponibles, que ce soit pour l’aléa (houlographes, marégraphe, etc.) ou les enjeux (MNT littoraux) sont encore imprécises. Des études sur le niveau de la mer et la topographie des côtes sont en train d’être menées, ce qui va permettre de définir des zones prioritaires pour la prescription de PPRL. Sur le littoral de la plaine orientale, de Bastia à Solenzara, une étude de caractérisation des impacts des tempêtes, notamment en terme de submersion marine, a été réalisée par le BRGM, en partenariat avec l’OEC et l’Agence de l’eau RM&C. Elle définit, à l’échelle régionale, les phénomènes associés aux surcotes de tempêtes marines, et les secteurs les plus exposés à la submersion.

Un point en lien direct avec la submersion marine qu’il semble important de prendre en compte est celui de la montée du niveau des eaux suite au réchauffement climatique. La Corse, comme toutes les régions côtières, sera directement impactée par ce phénomène qu’il ne faut donc pas négliger. Une marge supplémentaire devra donc être prévue pour toutes les études liées aux inondations par submersion marine. Cette marge, qui a déjà pu être prise en compte dans les études liées aux suites de la tempête Xynthia en rehaussant d’un mètre toutes les valeurs de niveaux marins, devra encore s’appliquer par la suite pour d’autres études. Les hypothèses sur l’augmentation du niveau de la mer faites par l’ONERC sont de 0,4 m, pour les plus optimistes, à 1 m dans le cas extrême à l’horizon 2100.

L’érosion littorale

Tempête hivernale dans le golfe d'Ajaccio en 2010

L’ensemble de ces côtes est soumis à un aléa érosion dont la répartition varie en fonction du contexte géomorphologique et géologique et de l’exposition aux conditions hydrodynamiques : aléa potentiellement plus important sur les côtes sableuses et sur les côtes à falaises calcaires, aléa potentiellement moins important sur les côtes à falaises granitiques.

La connaissance de l’aléa érosion sur les côtes sableuses a fait l’objet d’études historiques menées par le BRGM afin de déterminer des tendances à l’échelle de plusieurs décennies. Actuellement, la connaissance de cet aléa est affinée à l’échelle annuelle grâce à la mise en œuvre par le BRGM, en partenariat avec l’OEC (financement complémentaire de l’Agence de l’eau RM&C), le Conseil général de Haute-Corse et la CAPA, d’un réseau de mesures des évolutions du trait de côte (Réseau d’observation du littoral de la Corse, ROL). Un réseau d’observation du littoral de Corse a été mis en place dans le cadre d’une convention OEC - BRGM.

Jusqu’à présent quinze sites répartis sur tout le littoral de Corse, comprenant les points sensibles et caractéristiques, ont été sélectionnés et font l’objet, chaque année, de levés topo-bathymétriques du sommet de la dune jusqu’à 20 m de profondeur ainsi qu’un levé du trait de côte. Depuis 2012, deux nouveaux sites ont été intégrés, un dans le golfe d’Ajaccio, l’autre dans le golfe de Lava.

 

Le risque d’incendie de forêts

Les incendies de forêts constituent un risque naturel ou assimilé dont la puissance dépend étroitement des conditions météorologiques. La récurrence importante rappelle à tous l’origine humaine comme cause principale de ce phénomène.

S’il n’existe pas de bilan économique chiffré, détaillé et systématique des dégâts occasionnés par les incendies, leur caractère dévastateur justifie à lui-seul la nécessité de consacrer des moyens conséquents à leur prévention.

De nombreux facteurs font de la Corse un milieu favorable aux incendies :

  • un relief accidenté;
  • la présence de végétation combustible sur 80 % du territoire qui constitue un facteur favorable à la propagation sur de grandes surfaces;
  • la sous-exploitation agricole du territoire qui favorise le développement de la biomasse combustible;
  • un climat méditerranéen caractérisé par des épisodes venteux fréquents, forts ou très forts, et une forte sécheresse, induisant une végétation extrêmement réactive au feu.
  • S’ajoutent d’autres facteurs qui complexifient les conditions d’intervention :
  • une urbanisation désordonnée voire diffuse, qui complique l’action des secours en raison de la multiplicité des points sensibles à défendre;
  • le débroussaillement réglementaire pas toujours bien appliqué;
  • un tourisme de pleine nature en développement;
  • des dessertes routières, ne permettant pas, aux services d’incendie et de secours, d’intervenir en toute sécurité, dans les nombreuses zones urbanisées;
  • une faiblesse des ressources en eau de certaines zones handicapant les opérations de lutte.

Ces facteurs font de la Corse la seule région où la totalité des communes est concernée par le risque d’incendie de forêt.

Quelques chiffres sur les incendies en Corse

L’analyse statistique du phénomène incendie en Corse sur la période 2002-2011 s’appuie sur la base de données Prométhée mise en place en 1973.

Voir le site : http://www.promethee.com/


On note depuis 1993 une baisse du nombre d’incendies à des valeurs très inférieures à celles d’il y a vingt ans (– 40 % pour le nombre d’incendies et – 35 % pour les surfaces consumées pour les périodes 1992-2001 et 2002-2011). D’une année à l’autre, la Corse présente d’importantes variations du nombre total d’incendie. Ce nombre reste cependant supérieur à celui de chacun des treize départements continentaux de la zone de défense sud.

L’analyse de la répartition temporelle des incendies en Corse montre que 47 % d‘entre eux ont lieu durant les mois de juillet à septembre et 70 % de juin à octobre. Dans la majorité des cas (60 %), ils se déclarent entre 11 heures et 17 heures aux heures les plus sèches.

Près de 97 % des feux sont maîtrisés avant qu’ils ne dégénèrent et ne parcourent plus de dix hectares mais un petit nombre de feux engendre l’essentiel des surfaces brûlées (2,1 % du nombre total des feux parcourent 90 % de la superficie totale incendiée).

Un risque pas vraiment « naturel » et des enjeux multiples

Les incendies d’origine humaine volontaire (incluant les feux dits pastoraux, ceux liés à des conflits de chasse, à la pyromanie, aux vengeances) représentent une très forte proportion du total des causes connues (de l’ordre de 32 % pour la Corse–du-Sud et jusqu’à 66 % pour la Haute-Corse).

Les incendies d’origine involontaire ont des causes variées : imprudence des particuliers (27 %), travaux en extérieurs (10 %) et autres incidents (véhicules, lignes électriques, dépôts d’ordures, 6 %).

Les seuls feux d’origine naturelle (foudre) ne représentent que 6 % du total connu mais peuvent engendrer des dégâts importants en surface en raison de la localisation des impacts souvent éloignés des voies de communication.

L’importance de la « masse combustible » insulaire peut rendre les incendies particulièrement violents, ce qui menace aussi, les différentes espèces présentes dans les espaces naturels, comme la tortue d’Hermann. Outre la puissance du feu, c’est surtout la fréquence des incendies qui perturbe les écosystèmes en provoquant érosion des sols et homogénéisation des paysages.

 

 

  Corse-du-Sud Haute Corse Région
Nombre de feux 3 211 3 482 6 693
Superficie parcourur (ha)  13 830  34 338  48 168
Nombre de communes...  124  236 360
...sans incendie  4  12 17
...d'où sont partis des incendies de plus de 100 ha  12 24 44
...totalisant 20% des départs de feux  3 8  10
...totalisant 90% des départs de feux  65  125  186

La répartition spatiale des incendies en Corse entre 2002 et 2011

 

 

Feux de forêt à Ajaccio en 2012

 

Une politique régionale de prévention et de lutte contre les feux de forêts

L’article L 133-2 du Code forestier prévoit que, « dans l’intérêt de la sécurité des personnes, des biens, des activités économiques et sociales et des milieux naturels », soit rédigé par l’autorité administrative compétente de l’État, un plan interdépartemental de protection des forêts contre les
incendies par massif.

La Corse, qui peut être considérée comme un massif forestier unique, a été la première en France à se doter d’un plan de protection régional : le Plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies (PPFENI). Ce document-cadre a pour objectifs :

  • d’augmenter l’efficacité de la protection contreles incendies en visant la réduction du nombre d’incendies, des surfaces brûlées, la prévention des risques d’incendies et la limitation de leurs conséquences sur les personnes, les biens, les activités et les milieux naturels ;
  • de définir les orientations de la politique de prévention et les actions à mettre en oeuvre.

Conséquences des incendies sur la faune

(tortue d'Hermann)

Adopté en mars 2006, il est en cours de révision en 2012 sans que les principes fondamentaux du premier plan ne soient remis en cause.

Il est élaboré conjointement par les services de l’État ou assimilés, la Collectivité territoriale de Corse, les conseils généraux, les communes et communautés de communes ayant compétence en matière de DFCI.

Les politiques retenues sont ordonnées selon les principes de limitation de l’apparition du phénomène (prévention), de préparation du terrain pour aider à la lutte et limiter les effets des incendies (prévision et lutte).

L’ensemble des actions précisées dans le PPFENI peut être rapporté à trois objectifs principaux :

  • prévenir le risque incendie par la réduction des départs de feux ;
  • limiter les conséquences des incendies, réduire les surfaces parcourues et protégerles personnes les biens, les activités et le milieu naturel ;
  • analyser, comprendre et reconstituer après incendie.

L’acquisition de références scientifiques, la sensibilisation et l’information, la recherche d’implication des collectivités locales sont par ailleurs des priorités transversales.

 

Le risque de mouvements de terrain

Les mouvements de terrain se manifestent par un déplacement plus ou moins brutal du sol ou du sous-sol. Ils résultent d’une susceptibilité géologique, fréquemment aggravée par l’action de l’eau et de l’homme. Le risque de mouvements de terrain englobe les mouvements rapides (éboulements rocheux, coulées boueuses et glissements de terrain), présentant généralement des dangers pour les personnes, et les mouvements dits lents (retrait-gonflement des argiles).

La Corse, région très montagneuse, a une géologie très favorable aux mouvements de terrain, ce qui est aggravé par l’action de l’eau.

En termes de connaissance et à des fins de prévention des risques de mouvements de terrain, plusieurs types d’information sont actuellement disponibles.

Au niveau régional

Les données régionales sur les mouvements de terrain intégrées dans la banque nationale dont la gestion a été confiée au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) en partenariat avec le Laboratoire central des ponts et chaussées et les services de Restauration des terrains en montagne. Cette base recense les événements connus et/ou observés et fournit une description du type d’événement (chutes de blocs, ampleur, etc.) et des dommages matériels et humains éventuellement engendrés. Les derniers événements recensés datent de 1996. Une mise à jour et un enrichissement de cette base sont actuellement nécessaire.

Voir le site : http://www.bdmvt.net/

Au niveau départemental

Les dossiers départementaux des risques majeurs présentent le niveau d’aléa synthétique par commune. Leur actualisation est à prévoir (Haute-Corse).

La cartographie au 1:100 000 de l’aléa « mouvement de terrain » a été réalisée sur les deux départements insulaires dans le cadre d’un partenariat entre l’OEC et le BRGM. Cette cartographie caractérise la prédisposition des terrains à l’apparition des trois principaux types d’instabilité que l’on retrouve en Corse : les chutes de blocs, les glissements et les coulées. Les coulées (charriage torrentiel et ravinement), bien que peu fréquentes en Corse, peuvent en revanche être dévastatrices. Les fréquents ouvrages de rétention réalisés au franchissement de talwegs témoignent de la réalité de ce type de phénomène et de son impact sur les aménagements.

En outre, le recensement engagé par les DDTM des bassins versants prioritaires de risques de mouvement de terrain (et risques hydrauliques) permet de cibler les secteurs sensibles et fournit une aide à la décision pour l’établissement de programmes de cartographie préventive ou réglementaire (zonage PPR).

Au niveau communal

Une cartographie a été réalisée à l’échelle communale (1:5 000 à 1:10 000), notamment au fur et à mesure de l’élaboration des documents d’urbanisme, sur les secteurs jugés prioritaires. Sur ces zones, l’estimation qualitative, et si possible quantitative, des enjeux (humains, structurels et économiques) doit permettre de préciser la vulnérabilité des sites et de hiérarchiser le niveau de risque associé. Cette évaluation garantit à terme l’optimisation des investissements publics en matière de prévention et de protection contre ces risques et fournit des éléments objectifs pour la prise en compte de ceux-ci dans l’aménagement.

Une nécessaire mise à jour

Risque d'éboulement en zone périurbaine

 

En l’état des connaissances et des informations disponibles pour l’évaluation du risque mouvement de terrain en Corse, le constat suivant peut être fait:

  • les données sur les événements doivent être mises à jour (Base de données nationale mouvements de terrain);
  • la cartographie de synthèse réalisée par l’État permet d’identifier et de hiérarchiser les bassins prioritaires de risque pour la programmation des études d’aléas et de PPRMT en fonction des enjeux d’urbanisation. En Corse-du-Sud, un certain nombre d’études d’aléas ont été menées sur ces secteurs. Leur prise en compte est d’ores et déjà assurée lors de l’élaboration des documents d’urbanisme (un plan de prévention des risques mouvements de terrain a été récemment prescrit sur la commune d’Ajaccio);
  • en dehors des zones urbaines, et néanmoins soumises à des enjeux (sites touristiques, infrastructures de transport par exemple), la caractérisation des aléas à grande échelle est relativement peu développée (cas des falaises côtières).

Les données issues des études d’aléa à petite échelle permettent d’identifier les secteurs les plus sensibles et posent les bases pour la réalisation de cartographies préventives et réglementaires plus fines seules susceptibles d’apporter l’information nécessaire à la qualification des enjeux et de leur vulnérabilité en fonction de tel ou tel type d’aléa (hiérarchisation du risque). La connaissance du risque mouvements de terrain et l’élaboration de PPRMT doit se poursuivre selon cette méthodologie.

Dégâts sur un réseau d'assainissement suite

aux inondations dans la plaine orientale en 2006

 

La Corse est peu soumise au risque particulier de retrait et gonflement des argiles, aussi décrit comme risque « sécheresse ». Seulement 5 % du territoire est en effet soumis à un aléa moyen (dont 4,8 % pour la Haute-Corse). Le BRGM a réalisé une cartographie des zones sensibles à l’échelle 1:10 000 afin de permettre sa prise en compte pour l’urbanisation. Cette cartographie pourrait le cas échéant être valorisée pour des PPR associés à ce risque dans les zones les plus soumises. Ces PPR comprendraient notamment la prescription ou la recommandation de dispositions constructives adaptées.

 

Le risque sismique

Depuis le 22 octobre 2010, la France dispose d’un nouveau zonage sismique divisant le territoire national en cinq zones de sismicité croissante en fonction de la probabilité d’occurrence des séismes :

  • une zone de sismicité 1 où il n’y a pas de prescription parasismique particulière pour les bâtiments à risque normal (l’aléa sismique associé à cette zone est qualifié de très faible);
  • quatre zones de sismicité 2 à 5, où les règles de construction parasismique sont applicables aux nouveaux bâtiments, et aux bâtiments anciens dans des conditions particulières.

La Corse est intégralement située en zone 1. Le risque sismique y est classé comme « négligeable mais non nul » comme en témoigne le tremblement de terre de juillet 2011 qui s’est produit à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Ajaccio et qui a été ressenti dans toute la Corse (en particulier sur la côte occidentale) sans pour autant engendrer de dommages).

La connaissance du risque sismique est axée autour de :

  • la connaissance de l’aléa régional qui comprend l’analyse de la sismicité historique (récurrence des séismes accessible à partir de www.sisfrance. net), le suivi de la sismicité instrumentale (RéNass, CSEM), l’identification des failles actives) et de l’aléa local (effets locaux amplifiant les vibrations du sol, effets induits tels que mouvements de terrain, liquéfaction ou tsunamis);
    Voir le site : http://www.sisfrance.net/
  • l’évaluation de la vulnérabilité des territoires soumis à l’aléa.
  • En France, le BCSF (Bureau central de la sismicité française) coordonne, diffuse et archive les observations sismologiques.

Sismicité et submersion marine

Si les effets directs des séismes en Corse ne sont pas attendus, le risque indirect associé à un séisme qu’est le tsunami n’est pas à écarter. Un risque de tsunami d’origine sismique est envisageable notamment sur une partie de la côte ouest de la Corse. Ce risque est aggravé du fait de la présence d’une zone de mouvements de terrains sous- marins potentiels. Les simulations du BRGM basées sur le scénario le plus critique indiquent la possibilité de vagues dont l’amplitude de crête au rivage de 3 à 4 m pourraient être observées à Port-Agro, Baie de Focolara, Cala di Palu et Capu Frassettu. Les conséquences d’un tel phénomène ne sont pas encore évaluées.

 

Le risque lié aux cavités souterraines

Sont exclues de cette catégorie, les cavités souterraines provenant de l’activité minière qui font l’objet d’un suivi particulier.

Du fait de la composition géologique des sols, le département de la Haute-Corse est plus concerné.

On dénombre 55 cavités connues en Corse-du-Sud et 176 en Haute-Corse. Ces cavités concernent 76 communes au total sur la région, mais ce recensement n’est pas exhaustif.

Ces cavités peuvent présenter des dangers liés à leur instabilité, à la présence possible de « poches » de gaz ainsi qu’à la montée très rapide des eaux lorsqu’il s’agit de cavités naturelles. Y pénétrer, comme s’en approcher, peut être grave de conséquence.

Voir le site : http://www.bdcavite.net/

 

 

Le risque d’avalanche

L’une des avalanches les plus meurtrières des massifs français a eu lieu en Corse à Ortiporio en février 1934 (37 victimes).

On peut classer les avalanches en trois catégories de dangerosité.

Les avalanches occasionnant des victimes et des dégâts aux habitations.

Elles sont peu fréquentes et se déclenchent lors de phénomènes météorologiques particulièrement graves l’hiver : fortes chutes de neige à basse altitude (au-dessus de 500 m) accompagnées de vent violent pendant deux ou trois jours. Ce fut le cas en février 1927, février 1934 et février 1969. Elles ont touché aussi bien la Haute-Corse que la Corse-du-Sud mais principalement la Castagniccia. Un plan de zone exposée aux avalanches a été réalisé sur la commune d’Asco en 1981 ;

Les avalanches touchant les voies de communication.

Elles sont un peu plus fréquentes et concernent :

  • la voie ferrée Ajaccio-Bastia, plusieurs fois obstruée en 1927 et 1934 ;
  • la route d’accès à la haute vallée de la Restonica où les coulées de neige peuvent couper la route en cinq ou six endroits différents. Les avalanches y sont plus nombreuses depuis le grand incendie de la vallée de la Restonica ;
  • la route d’accès à la station de Ghisoni qui voit des avalanches ou coulées tous les trois ou quatre ans;
  • la route d’accès au col de Sorba est concernée, depuis l’incendie de Vivario, par le risque d’avalanche sur ses deux versants.

Les avalanches en haute montagne.

lles sont fréquentes et se produisent chaque  année avec plus ou moins d’intensité suivant les conditions nivologiques de l’hiver. Elles concernent toutes les communes de Corse intégrant des massifs au-dessus de 1 800 m d’altitude.

La prévision du risque d’avalanches est une des missions de Météo-France de protection des personnes et des biens et fait partie intégrante de la procédure vigilance. Un bulletin quotidien de prévision de risque d’avalanches sur les massifs corses est également élaboré du 15 décembre au 30 avril par le centre météorologique d’Ajaccio. Cette prévision est réalisée à partir d’observations et de mesures nivologiques sur les trois stades de neige corses.

 

La radioactivité naturelle


Comme toutes les régions granitiques, la Corse est exposée au risque radon et plus particulièrement la Corse-du Sud qui est le département dont l’activité en radon est la plus importante de France. Ce gaz inodore et incolore dont la densité est sept fois plus importante que l’air constitue la principale source de radioactivité naturelle en corse.

Une cartographie géologique prédictive du risque radon en région a été réalisé par le BRGM et l’OEC grâce à l’interprétation croisée des données géologiques sur les différents faciès de granites et des cartes de fracturation. Une plaquette d’information et de sensibilisation intitulée « Le radon en Corse » a été éditée et des campagnes de mesures ont été effectuées dans neuf établissements scolaires de la Corse-du-Sud.

L’arrêté du 22 juillet 2004 relatif aux « modalités de gestion du risque lié au radon dans les lieux ouverts au public » impose dans trente départements français classés en zone prioritaire, dont la Haute-Corse et la Corse-du-Sud, de faire procéder à des mesures de radon dans les établissements d’enseignement (y compris les bâtiments d’internat), les établissements sanitaires et sociaux disposant d’une capacité d’hébergement, les établissements thermaux et les établissements pénitentiaires.

La Cellule interrégionale d’épidémiologie Sud (CIrE) et l’Institut national de veille sanitaire (INVS) ont étudié, à la demande de la Direction de la solidarité et de la santé de Corse, l’exposition au radon de la population insulaire.

L’objectif de cette étude, dont les résultats ont été publiés de février 2006, était d’estimer le nombre de décès par cancer du poumon attribuables au radon en Corse. La caractérisation de l’exposition est basée sur une campagne de mesures dans l’habitat réalisée en 1995-1996. Le modèle de risque retenu a permis d’établir un risque relatif moyenné sur la vie entière pour l’ensemble de la population. La moyenne des mesures retenues est de 197 Bq/m3, le niveau moyen observé en France étant de 91 Bq/m3.
Après redressement sur la géologie, la saison de mesure et le type d’habitat, la moyenne est de 134 Bq/m3. L’évaluation de risque fait ressortir que 21,5 à 28,0 % des décès par cancer du poumon seraient attribuables au radon sur l’ensemble de la population (entre 33 et 44 décès par an). La part attribuable aux concentrations supérieures à 400 Bq/m3 serait comprise entre 30 % et 48 %.

Quelques mesures efficaces

Gros plan sur des fibres d'amiante en place

Dans les zones à risque, tous les propriétaires de bâtiments recevant du public de façon répétée et durable sont invités à procéder à des mesures de la concentration en radon.

Il est conseillé au public, habitant dans l’une des zones réputées à risque de procéder à une mesure de la concentration en radon dans l’une des pièces habitables situées au-dessus du vide sanitaire ou de la cave grâce à la pose de dosimètres (le coût unitaire d’achat et de développement inclus est compris entre 25 et 80 euros suivant le nombre de dosimètres et son type).

Lorsque la concentration dépasse la valeur de 400 Bq/m3, il convient de procéder à des travaux avec pour objectif d’abaisser la concentration de radon au-dessous de ce seuil et à un niveau aussi bas qu’il est raisonnablement possible, grâce le plus souvent, à la mise en place de joints d’étanchéité ou au colmatage de fissures.

Lorsque la concentration dépasse les 1 000 Bq /m3, des travaux de plus grande ampleur doivent être rapidement mis en œuvre. Ils consistent principalement à empêcher la pénétration du radon dans les pièces habitables en isolant ces dernières des vides sanitaire et en colmatant fissures et passages de canalisation dans la dalle. La réalisation de ventilations des vides sanitaires ou des hérissons et éventuellement des pièces habitables est également à envisager (ajout d’entrées d’air, percement du vide sanitaire, etc.).

Le Code de la santé publique fixe les modalités de gestion du risque lié au radon dans les lieux ouverts au public des 31 départements prioritaires (établissements d’enseignement, établissements sanitaires et sociaux, établissements thermaux et établissements pénitentiaires).

Les propriétaires de ces établissements doivent renouveler tous les dix ans des mesures de l’activité volumique du radon et, le cas échéant, mettre en œuvre les mesures nécessaires pour diminuer l’exposition.

Le Code du travail prescrit à l’employeur des lieux de travail souterrains de faire procéder à des mesures de l’activité volumique du radon.

 

L’amiante environnemental

L’amiante environnemental peut être présent dans les serpentinites qui constituent des roches ultrabasiques formant le manteau supérieur de la Terre. Ces serpentinites soumises à l’érosion naturelle et aux activités humaines sont susceptibles d’émettre des fibres d’amiante dans l’air.

Le département de la Haute-Corse, seul département de Corse touché par ce risque, compte sur son territoire de nombreux affleurements de serpentinites ou de gabbros se trouvant au contact de serpentinites. La probabilité de rencontrer de l’amiante dans les zones d’affleurement de ces roches est maximale dans les secteurs fracturés.

Plusieurs travaux et recherches sont effectués depuis 1997, avec pour objectif la prévention du risque sanitaire lié à l’amiante environnemental par deux moyens :

  • améliorer les connaissances en matière d’aléa, de risque et de conséquences sanitaires;
  • inciter à la gestion du risque par une information régulièrement renouvelée à chaque avancée des connaissances.

Ces actions se poursuivent dans le cadre d’un plan interministériel 2010-2012 relatif à l’amiante naturel en Corse. Ce plan résulte d’un travail collectif entre les ministères chargés de la santé, de l’environnement et du travail à l’échelon local sous l’égide de la préfecture de Haute-Corse avec la participation de l’Office de l’environnement de la Corse.

L’atlas de l’aléa amiante

En 1997, une cartographie des affleurements de serpentinite présentant une forte probabilité de présence d’amiante avait été réalisée dans le cadre du partenariat OEC - BRGM et OEC - DSS et largement diffusée, notamment via le site inter-net régional du ministère de la santé.
Cette carte a commencé à être complétée en 2006 pour l’ensemble des minéraux asbestiformes.

Avec le financement du ministère du développement durable, le Bureau de recherche géologique minière (BRGM) a complété cette cartographie sur les zones à probabilité moins élevée de présence de roches amiantifères (zones d’éboulis, zones de mélange lithologique). Cette cartographie (1:50 000) s’appuie sur des analyses en laboratoires d’échantillons représentatifs des faciès potentiellement amiantifères (150 analyses).139 communes de Haute-Corse possèdent sur leur territoire au moins une zone d’affleurement de serpentinite.

Afin de caractériser l’exposition de la population aux fibres d’amiante environnemental, les services de santé de Corse (DDASS, puis ARS) ont effectué de 2001 à 2010 des mesures de la concentration en fibres d’amiante dans l’air, avec une évolution sensible de la méthodologie entre 2005 et 2009. 26 communes ont ainsi fait l’objet de mesures dans différents lieux de vie (extérieur, domiciles et établissements recevant du public).

Les campagnes de mesures menées dans les communes à risque fort seront complétées par une nouvelle campagne sur 26 communes, dont plusieurs à risque moindre et deux communes en tant que communes témoins.

Cette action est en cours et devrait être finalisée au premier semestre 2013.

Le plan interministériel d’action amiante en Haute-Corse

Le plan interministériel d’action amiante intègre les recommandations émises par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans son rapport du 02 novembre 2010 sur les « Affleurements naturels d’amiante ». Celui-ci dresse l’état des connaissances sur les expositions, les risques sanitaires et les pratiques de gestion en France et à l’étranger.

L’élaboration du plan d’action Haute-Corse répond à l’action 41 du deuxième plan national santé environnement (PNSE 2) : « Gérer les expositions à l’amiante environnemental» qui vise à « poursuivre et renforcer les mesures prises par le comité de pilotage présidé par le préfet de Haute-Corse, pour une gestion spécifique des affleurements naturels ».

Parmi les mesures importantes on peut citer celles qui ont contribué à mettre en place une méthodologie d’identification des zones à risque d’exposition potentielle ou avérée.

Les premières études réalisées ont porté sur les communes de Murato, Bustanico et Corte. Il s’agit dans un premier temps de réaliser une cartographie au 1:10 000 des zones naturelles amiantifères (en identifiant en particulier les roches à nu) ainsi que des dépôts de terres et cailloux amiantifères de nature anthrophique sur ces communes, d’étudier la faisabilité d’un recouvrement, d’analyser les types d’aménagement possibles, leur coût et leur efficacité.

L’objectif s’est poursuivi dans un second temps, une fois la démarche validée par une carto graphie du Grand Bastia actuellement en cours sous le pilotage de la DREAL et de l’OEC.

 

Des actions pour assurer la prévention du risque

La prévention du risque sanitaire lié à l’amiante environnemental est l’un des objectifs des pouvoirs publics en Corse.

Les mesures attendues par les collectivités se situent sur trois plans :

  • dispositions réglementaires : clarifier l’application des dispositions existantes et si besoin, les faire évoluer de façon à renforcer les moyens de prévention à visées environnementale et sanitaire déjà existants;
  • acquisition des connaissances permettant aux élus de définir des actions de gestion du risque proportionnées et ciblées;
  • attribution d’aides au financement des actions le cas échéant.

Les risques naturels

  • Caractéristiques principales
  •  Ensemble des risques : efficacité de la coordination inter-services en matière de risque naturel
  •   Érosion littorale : existence d’un réseau d’observation du littoral
  •  Incendie : élaboration et mise en oeuvre du PPFENI
  •   Ensemble des risques : DDRM (dossiers départementaux des risques majeurs) à actualiser pour la Haute-Corse, DICRIM (documents d’information communale sur les risques majeurs) à développer
  •  Ensemble des risques : méconnaissance de la conjonction des risques
  •   Ensemble des risques : insuffisances dans l’entretien du territoire
  •  Inondation : insuffisance des actions d'information à destination des particuliers
  •   Inondation : absence de service d’annonce des crues
  •  Inondation : insuffisance de plans de secours et d'intervention et de préparation à la gestion de crise
  •   Érosion littorale : difficultés financières du réseau d’observation
  •  Incendie : pression incendiaire importante surtout en été
  •   Incendie : présence d’une biomasse combustible importante et continuité de celle-ci
  •  Incendie : présence d’une urbanisation diffuse et débroussaillement légal des zones urbanisées trop lacunaire entraînant une exposition importante des populations
  •   Mouvement de terrain : existence d’un contexte géologique et géomorphologique défavorable
  •  Radioactivité : contexte géologique
  •   Amiante environnemental : proximité de l’affleurement de roche amiantifère vis à vis des zones urbanisées, joint à une éventuelle mise à nu de la roche ou du sol et/ou aux contraintes exercées sur eux
  • Tendances évolutives
  •   Ensemble des risques : développement des outils de connaissance et de diffusion de l'information (en particulier application GASPAR)
  •   Ensemble des risques : élaboration des dossiers communaux d’information à destination des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers sur les risques naturels et technologiques
  •   Inondation et incendie : mise en oeuvre des PPR
  •   Inondation : développement des outils de connaissance du risque
  •   Érosion littorale : SMVM (Schéma de mise en valeur de la mer), en cours d’élaboration dans le cadre du PADDUC (Plan de développement durable de la Corse), Plan de prévention des risques littoraux (PPRL)
  •   Incendie : coordination régionale et révision du PPFENI (Plan de protection des forêts et des espaces naturels contre les incendies)
  •   Incendie : implication croissante de collectivités supracommunales
  •   Incendie : généralisation des études de planification et mise en oeuvre effective des ouvrages d’appui à la lutte
  •   Mouvement de terrain : élaboration de l’atlas « Mouvements de terrain »
  •   Radioactivité et amiante environnemental : élaboration du Plan régional santé et environnement
  •   Radioactivité : politique d’information du public
  •   Érosion littorale : difficulté à pérenniser le réseau d’observation du littoral
  •   Incendie : déprise agricole et augmentation de la biomasse combustible
  •   Incendie : fréquentation croissante des milieux naturels même hors massifs forestiers

 

  Point positif   Point négatif

Cet article provient du site de Observatoire du Développement Durable de Corse
http://www.oddc.fr