Promotion et intégration du développement durable


Nature et paysages

GLOSSAIRE

Aire urbaine

L’aire urbaine est l’ensemble des communes d’un seul tenant et sans enclave, constitué par un pôle urbain et une couronne périurbaine.
Le pôle est une unité urbaine, c’est-à-dire un ensemble d’une ou plusieurs communes présentant une continuité de l’habitat : pas de coupure de plus de 200 mètres et comptant au moins 2 000 habitants. Il offre au moins 5 000 emplois.
La couronne périurbaine est formée des communes rurales ou unités urbaines dont 40 % ou plus de la population résidente ayant un emploi travail dans le pôle ou dans les communes attirées par celui-ci.
Les aires urbaines construites sur la base de l’analyse des déplacements domicile-travail traduisent le développement de la périurbanisation.

Atlas du paysage

Outil d’identification et de qualification des paysages à l’échelle d’un territoire (département, région, pays) permettant l’aide à la décision.

Carte communale

Document d’urbanisme simple qui délimite les secteurs de la commune où les permis de construire peuvent être délivrés : elle permet de fixer clairement les règles du jeu.

Charte du paysage

Instrument de concertation de stratégies entre agents publics et privés, applicables à l'échelle locale ou régionale, en vue de l'accomplissement d'actions de protection, de gestion et d'aménagement des paysages dont l'objectif est d'en maintenir les valeurs.

Contrats de paysage

Documents contractuels entre 2 personnes physiques ou morales (ou plus) et/ou 2 structures, organismes ou institutions (ou plus) par lequel les 2 parties (ou plus) s’engagent, selon des objectifs, principes et modalités préalablement fixés et en fonction de leurs rôles, fonctions et statuts respectifs, à mettre en œuvre des actions propres à satisfaire des objectifs de préservation et/ou de valorisation de sites et paysages donnés. Les contrats de paysage sont une déclinaison logique et complémentaire des plans de paysage et des chartes paysagères.

Covisibilité

Relation de perception visuelle réciproque entre deux lieux.

Ecologie du paysage

Discipline qui s’intéresse à la dynamique spatio-temporelle des composantes biologiques, physiques et sociales des paysages (source : Espaces Naturels N°32).

Élément paysager

Composant individuel donnant forme au paysage (source: The Countryside Agency / Scotish Natural Heritage).

Espace fermé/ouvert

Désigne, à l’intérieur d’une région, tout espace affecté ou non affecté à la « construction ».

Fragilité d'un paysage

Propension d'un paysage à voir ses valeurs naturelles, culturelles, visuelles et perceptives se détériorer.

Îlot

En urbanisme, groupe de maisons ceinturées par des rues. Par extension, le mot s’applique aussi à tout groupe homogène de constructions encadré ou non par de la voie publique (source : CAUE).

Mitage

Développement non contrôlé d’un habitat dispersé en milieu rural.

Opération Grand Site (OGS)

Démarche originale et pragmatique que propose le ministère chargé de l’Environnement en réponse au problème de dégradation d’un site majeur au plan national. Pensée par la DATAR dès 1970, relancée en 1989, cette politique repose sur un partenariat fort avec des élus locaux avec un triple objectif : restaurer et assurer de manière pérenne les équilibres physiques et la qualité paysagère d’un site ; définir une politique d’entretien et de gestion reposant sur une structure responsable de la mise en œuvre d’actions de remise en valeur du site et de son animation ; permettre que les mesures adoptées bénéficient au développement local des communes supports de ces opérations.

Piémont

Plaine inclinée située au pied de la montagne.

Plans de paysage

Généralement de niveau intercommunal (pays), les plans de paysage sont réalisées sur la base d’inventaires et de diagnostics paysagers territoriaux. En identifiant les caractères paysagers des territoires, mais aussi leurs dynamiques d’évolutions, les enjeux et menaces qui les touchent, ils élaborent une philosophie d’aménagement du territoire ; ils construisent des outils et proposent des moyens à mettre en œuvre par les différents acteurs territoriaux afin de satisfaire des objectifs de qualité paysagère partagés. Ces démarches se distinguent des chartes paysagères par le fait qu’ils soulignent un processus : celui d’une démarche collective, ou mieux, participative. Les plans de paysage peuvent déboucher sur des opérations très diverses : programmation, projets, actions de sensibilisation, actions réglementaires, action de communication, contractualisations d’acteurs, etc.

Plans paysagers communaux

Pour des communes ne disposant pas de documents d’urbanisme (PLU, cartes communales), mais aussi pour les autres, il existe des plans paysagers communaux. Ceux-ci ont l’intérêt d’apporter un diagnostic fin du territoire communal et de coller au plus près des caractères et enjeux d’aménagements locaux. Ils proposent la mise en œuvre de projets à des niveaux de précision poussés. A cet échelon, le « regard partagé » ou « projet commun » se lit sans délais dans la qualité, la cohérence et la justesse des aménagements.

Protection des paysages

Actions de conservation et de maintien des aspects significatifs ou caractéristiques d'un paysage, justifiées par sa valeur patrimoniale, environnementale et économique émanant de sa configuration naturelle et de l'intervention humaine (source: Convention européenne du paysage).

Ripisylve

Formation végétale linéaire où domine l’arbre, dépendante et riveraine d’un cours d’eau.

Le schéma de cohérence territoriale (SCOT)

Document d’urbanisme qui fixe, à l’échelle de plusieurs communes ou d’un groupement de communes, les orientations fondamentales de l’organisation du territoire et de l’évolution des zones urbaines afin de préserver un équilibre entre zones urbaines, industrielles, touristiques, agricoles et naturelles. Instauré par la loi SRU du 13 décembre 2000, il fixe les objectifs des diverses politiques publiques en matière d’habitat, de développement économique, de déplacements (source : Parc Naturel des Landes de Gascogne).

Site classé

La Loi du 2 mai 1930 modifiée relative à la protection des monuments naturels et des sites comporte deux niveaux de protection : une protection rigoureuse de l’espace qui s’applique aux sites classés et une surveillance dans les sites inscrits (EIDER- Ifen 2001). Il s’agit du seul véritable outil juridique qui entraîne une servitude forte de protection des paysages. Cette loi a été complétée par l’ordonnance du 2 novembre 1945 ayant pour objet de réorganiser la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, légendaire ou pittoresque. Cette ordonnance introduit pour la première fois le terme de "paysage" en modifiant l’article premier de la loi, pour débaptiser la commission des sites et des monuments naturels et la renommer : "la Commission Départementale des Sites, Perspectives et Paysages", faisant ainsi définitivement évoluer la notion de monument naturel et de site ponctuel, vers celle de territoire et de grand site.

Site inscrit

L'inscription est une reconnaissance de la qualité d'un site justifiant une surveillance de son évolution, sous forme d'une consultation de l'architecte des Bâtiments de France sur les travaux qui y sont entrepris (source : ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie).

Structure paysagère

Notion introduite par la loi dite « paysage » de 1993. C’est l’élément ou la combinaison d’éléments d’un paysage que l’on retrouve de façon régulière dans une entité paysagère et qui organisent le paysage. Les structures paysagères se définissent comme l’agencement d’éléments végétaux, minéraux, hydrauliques, agricoles, urbains qui forment des ensembles ou des systèmes cohérents. Ils structurent l’espace et fondent son identité (source : Driee Ile de France).

Unité de paysage, unité paysagère

Portion de territoire présentant des caractères de paysage homogènes. L’identification des unités de paysage permet de mesurer la diversité des paysages pour un territoire donné, et d’identifier les traits de caractères qui les différencient. Sa délimitation procède en particulier de la perception de ses limites sur le terrain, pouvant être constituées par des reliefs, des secteurs urbanisés, un changement de la couverture végétale naturelle, agricole et forestière, changement pouvant être rapide ou progressif. L’unité de paysage se définit tout autant par ses caractéristiques propres que par comparaison à celle de ces voisines : comme la pièce d’un puzzle, elle ne prend son sens qu’au sein de la mosaïque de paysages d’un territoire plus vaste auquel elle appartient (source : atlas des paysages de Haute Normandie).
 

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